La situation reste également préoccupante en matière de protection contre les violences. Dans plus de quarante pays, le viol conjugal n’est toujours pas considéré comme un crime. Par ailleurs, plusieurs législations continuent de limiter l’accès des femmes à l’éducation, leur capacité à transmettre leur nationalité à leurs enfants ou encore leur liberté de se déplacer.
Même lorsque des lois protectrices existent, leur application demeure souvent insuffisante. De nombreuses femmes rencontrent encore des obstacles pour accéder à la justice, être entendues par les tribunaux ou obtenir une assistance juridique adéquate.
Le secrétaire général souligne aussi une tendance inquiétante. Dans un contexte marqué par la montée de l’autoritarisme et l’instabilité politique dans certaines régions, plusieurs acquis obtenus après des décennies de lutte sont aujourd’hui menacés. Les droits au travail, mais aussi les droits liés à la sexualité et à la santé reproductive, font face à des remises en question.
Face à ces défis, l’ONU appelle la communauté internationale à renforcer les efforts pour atteindre les objectifs de développement durable et poursuivre la mise en œuvre du Programme d’action Beijing+30. L’objectif reste clair : éliminer les lois discriminatoires et protéger les progrès réalisés en faveur de l’égalité.
Pour le secrétaire général, la justice et l’égalité doivent devenir une réalité pour toutes les femmes et toutes les filles. « Lorsque nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux », rappelle-t-il, invitant les États à agir pour garantir dignité, liberté et opportunités à chaque femme dans le monde.
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