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Coopération

New York : Sandra Paulemon défend les priorités d’Haïti dans les discussions sur l’avenir du Fonds pour la consolidation de la paix

La ministre de la Planification, Dre Sandra Paulemon, participe à New York aux discussions sur la future stratégie 2027-2030 du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix et plaide pour des interventions adaptées aux réalités d’Haïti.

La ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Dre Sandra Paulemon, a pris part, le mardi 6 octobre 2026 à New York, à l’atelier de validation de l’évaluation de la Stratégie 2020-2026 du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF). La représentante du gouvernement haïtien a plaidé pour une approche qui associe paix, sécurité, gouvernance et développement durable afin de répondre aux défis des pays fragiles comme Haïti.

Haïti défend une approche intégrée de la consolidation de la paix

La ministre Sandra Paulemon a participé à la première journée de travail consacrée à l’évaluation des actions menées par le Fonds pour la consolidation de la paix entre 2020 et 2026. Les participants ont examiné les résultats préliminaires de cette évaluation et ont discuté des orientations de la future stratégie 2027-2030 du Fonds.

Cette participation s’inscrit dans la volonté du gouvernement haïtien de renforcer le dialogue avec les partenaires internationaux et d’aligner davantage la coopération internationale sur les priorités nationales.

Au cours des échanges, la ministre a rappelé que la consolidation de la paix ne peut pas être traitée comme une intervention isolée. Elle a défendu une approche qui relie la paix, la sécurité, la gouvernance et le développement durable.

Dre Paulemon a également insisté sur la nécessité de mesurer l’impact réel des projets financés par les partenaires internationaux. Selon elle, les résultats doivent être évalués à travers les changements concrets observés dans la vie des populations et au sein des communautés.

Sandra Paulemon plaide pour des financements plus rapides et mieux adaptés

Les discussions ont porté sur plusieurs recommandations concernant l’allocation des ressources, la gestion des risques, l’ancrage national des projets et la prise en compte des dynamiques régionales.

La ministre a soutenu que les stratégies nationales doivent guider les investissements en matière de consolidation de la paix. Elle a estimé que les Nations unies doivent renforcer les institutions nationales et harmoniser leurs interventions avec les priorités définies par les États.

La titulaire du MPCE a également demandé davantage de transparence dans les choix d’allocation des ressources. Elle a souligné que les engagements envers les pays doivent être régulièrement réévalués afin de concentrer les financements sur les actions produisant des résultats durables.

Concernant les risques transfrontaliers, Dre Paulemon a rappelé que les facteurs de conflit dépassent souvent les frontières nationales. Elle a ainsi plaidé pour des mécanismes d’analyse et de financement prenant mieux en compte les réalités régionales.
La ministre a enfin insisté sur la nécessité d’accélérer les mécanismes de financement dans les contextes fragiles comme celui d’Haïti. Elle a estimé que des procédures simplifiées et des approbations plus rapides permettraient de répondre efficacement aux urgences et de prévenir l’aggravation des crises.

Les travaux de l’atelier se poursuivent jusqu’au 7 octobre à New York. Les conclusions de cette rencontre devraient contribuer à la définition des futures orientations du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix pour la période 2027-2030.

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