À l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin, l’Initiative Judith Nelson, en partenariat avec la SORELAK, a organisé une causerie citoyenne à Port-au-Prince. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs de la société autour de la nécessité de défendre la dignité humaine, de soutenir les victimes de violences et de promouvoir une reconstruction collective d’Haïti.

Dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements forcés et la dégradation des conditions de vie, l’Initiative Judith Nelson a choisi de commémorer cette journée en ouvrant un espace de dialogue citoyen. Organisée en collaboration avec la SORELAK (Solidarité pou Retounen Lakay), la rencontre s’est tenue autour du thème : « Haïti entre douleur et dignité : survivre aujourd’hui, reconstruire demain ».
L’activité a rassemblé des défenseurs des droits humains, des représentants de la société civile, des universitaires, des leaders communautaires, des responsables religieux, des journalistes ainsi que de nombreux citoyens venus réfléchir aux défis de la reconstruction nationale.
Les intervenants ont souligné que la torture ne se limite pas aux sévices physiques. Dans le contexte haïtien, elle se manifeste également à travers les violences armées, les déplacements forcés, les traumatismes psychologiques, les atteintes répétées aux droits fondamentaux et les souffrances silencieuses vécues par des milliers de familles.

Au-delà du constat, les échanges ont porté sur les moyens de restaurer la confiance, de renforcer le lien social et de replacer la dignité humaine au cœur des politiques publiques ainsi que des initiatives citoyennes. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour faire face aux multiples crises que traverse le pays.
Prenant la parole, l’activiste Judith Nelson, initiatrice de cette causerie, a lancé un appel à l’engagement citoyen.
« Nous savons dénoncer. Nous savons décrire les souffrances de notre peuple. Mais si nous voulons reconstruire, nous devons également créer des espaces où l’on réfléchit ensemble aux solutions possibles et aux responsabilités de chacun. L’urgence est nationale. La reconstruction doit être collective. »
Selon les organisateurs, cette première causerie s’inscrit dans une démarche durable visant à multiplier les espaces de dialogue, à encourager la participation citoyenne et à promouvoir des actions concrètes en faveur de la dignité humaine, de la solidarité et de la reconstruction nationale.
En cette Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, l’Initiative Judith Nelson renouvelle son engagement en faveur de la protection des droits fondamentaux et de la dignité humaine.
Dans un pays confronté à une crise humanitaire persistante, les organisateurs rappellent qu’aucune reconstruction durable ne pourra être envisagée sans justice, sans solidarité et sans participation citoyenne. Pour eux, le 26 juin doit demeurer non seulement une journée de mémoire, mais aussi un appel à l’action afin que la dignité humaine reste au cœur de l’avenir d’Haïti.
Berlinda Jean Paul
Lentille Info
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