Haïti/Transition : ASE dénonce toute confiscation du pouvoir et toute tentative de prolongation déguisée
À l’approche du 7 février 2026, échéance marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le parti Alliance pour une société sans exclusion (ASE) plaide en faveur de l’instauration de pourparlers « sincères et responsables » en vue de l’adoption d’une transition clairement définie et strictement limitée dans le temps. Cette position est exprimée dans un communiqué rendu public le 1er février 2026

Les dirigeants du parti ASE expriment leurs inquiétudes face au flou politique entourant la période postérieure au 7 février. Ils estiment que toute manœuvre visant à repousser ou à contourner cette date pourrait accentuer la crise institutionnelle en cours.
« Chercher à contourner le 7 février prochain plongerait davantage le pays dans l’illégalité, l’instabilité et le chaos », avertit le communiqué cosigné par le président de l’ASE, l’ancien député Cholzer Chancy, et le vice-président Rosny Cadet.
Dans le communiqué, ces derniers insistent également sur l’urgence d’actions concertées au plus haut niveau de l’État. « Le temps presse. Il faut mettre fin aux hésitations au sommet de l’exécutif et préserver les efforts de nos policiers et soldats qui luttent quotidiennement pour empêcher un effondrement total du pays », soulignent les dirigeants, tout en lançant un appel à la cohésion nationale.
Dans cette optique, l’ASE exhorte l’ensemble des forces vives de la société à s’impliquer rapidement dans un dialogue inclusif afin de parvenir à une transition qu’elle souhaite « crédible, légitime et strictement encadrée dans sa durée ».
Le parti invite également les acteurs politiques à faire prévaloir l’intérêt général sur les calculs partisans, estimant qu’un manque de consensus ne ferait qu’aggraver la fragilisation de l’État.
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