Washington révoque son visa américain : Fritz Jean riposte et dénonce des manœuvres politiques

Fritz Alphonse Jean dénonce des mesures qu’il qualifie de « représailles » après l’annonce de sanctions américaines pour collusion présumée avec des gangs armés. L’ancien gouverneur de la BRH et membre du Conseil présidentiel de transition (CPT) estime que ces décisions s’inscrivent dans un climat politique tendu marqué par la contestation du leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Fritz Alphonse Jean a réagi publiquement après l’annonce de sanctions américaines qui l’accusent de collusion avec des gangs armés. L’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti et membre du CPT a estimé que ces mesures s’apparentaient à des représailles. Il a affirmé, lors d’une conférence de presse, que ces sanctions ressemblaient à une réaction directe au positionnement du CPT contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Le CPT a présenté un document interne qui explique les raisons de son opposition au chef du gouvernement. Ce document indique que le Premier ministre a failli à ses trois missions fondamentales : renforcer la sécurité, améliorer la gouvernance et organiser les élections. Le Conseil affirme que le chef du gouvernement a saboté un « budget de guerre » destiné à soutenir la lutte contre les groupes armés. Le Conseil souligne également que le gouvernement a montré une efficacité limitée face aux gangs.
Le document interne critique la gestion des investissements publics par le Premier ministre. Le CPT juge que le chef du gouvernement a assuré une gouvernance opaque. Le Conseil accuse Alix Didier Fils-Aimé d’avoir refusé de collaborer avec les membres du CPT. Le Conseil affirme que le Premier ministre a compté sur le soutien de la communauté internationale pour contourner les demandes du Conseil.
Le CPT a publié des messages de pression envoyés par des diplomates étrangers. Ces messages proviennent du chargé d’affaires américain et de l’ambassadeur canadien. Ils ont été envoyés via WhatsApp et par e-mail. Les membres du CPT affirment que ces communications démontrent l’existence d’une pression extérieure dans la gestion de la transition.
Les membres du CPT estiment que le maintien d’Alix Didier Fils-Aimé à la Primature ne garantit plus la stabilité institutionnelle. Ils affirment que cette situation compromet l’avancement du processus de transition. Ils insistent sur la nécessité d’un changement pour rétablir la confiance et relancer les réformes attendues.
Le débat autour des responsabilités du Premier ministre et des sanctions contre Fritz Alphonse Jean continue d’alimenter les tensions au sommet de l’État. La crise politique, déjà profonde, semble entrer dans une nouvelle phase qui pourrait redéfinir l’équilibre fragile de la transition en Haïti.
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