Massacre à Jean-Denis : l’OPC appelle le pouvoir à activer le CSPN
L’Office de la Protection du Citoyen se dit profondément préoccupé à la suite du massacre des populations civiles de Jean-Denis par des bandits du gang « Gran Grif ». Face à cette tragédie, l’OPC appelle les autorités à prendre plusieurs mesures, dont l’activation du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), afin d’apporter une réponse coordonnée et adaptée à la situation.

La violence armée continue de faire des victimes en Haïti, notamment dans le département de l’Artibonite. Dans une note de presse, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) indique avoir été informé, par sa direction départementale, du massacre perpétré dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite. Cette attaque, survenue dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, suscite une vive inquiétude au sein de l’institution.
Selon les informations disponibles, des individus armés, affiliés au gang « Gran Grif », ont lancé une attaque vers 3 heures du matin contre les localités de Jean-Denis, Descordes et Pont-Benoît, situées dans la première section communale de Bas-Coussin 1. Le bilan provisoire fait état de seize morts, dont une femme, et de dix-neuf blessés par balles. Les victimes reçoivent actuellement des soins dans des centres hospitaliers de Saint-Marc et de Dessalines. Toutefois, des sources non confirmées laissent entendre que le bilan pourrait être plus lourd.
Par ailleurs, l’OPC souligne que l’accès aux zones touchées reste extrêmement difficile. La présence de groupes armés, notamment « Gran Grif » et « Kokorat San Ras », entrave les opérations d’assistance et complique la vérification des faits. Cette situation accentue la vulnérabilité des populations locales, déjà exposées à une insécurité chronique.
Face à cette tragédie, le Protecteur du citoyen dénonce l’insuffisance des interventions des autorités compétentes. Il estime que les habitants de la région vivent sous une menace permanente, aggravée par le contrôle de certains axes routiers stratégiques par des groupes armés.
Dans ce contexte, l’OPC appelle à des mesures urgentes. L’institution recommande notamment l’activation du Conseil supérieur de la Police nationale d’Haïti (CSPN), le renforcement des dispositifs sécuritaires dans l’Artibonite, la mobilisation de ressources pour neutraliser les groupes armés, ainsi que la garantie de l’indépendance des actions policières et judiciaires.
En outre, l’OPC lance un appel aux autorités et aux partenaires internationaux afin de venir en aide aux victimes et aux personnes déplacées. Les besoins restent importants, notamment en matière d’assistance humanitaire, de soutien psychosocial et d’accompagnement des familles endeuillées.
Alors que l’Artibonite s’enfonce dans une crise sécuritaire persistante, l’Office de la Protection du Citoyen réaffirme son engagement à défendre les droits fondamentaux. L’institution insiste sur l’urgence d’une action coordonnée pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines et rétablir un climat de sécurité dans la région.
Lentille Info
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